L'essentiel
- le baril en une seule séance
- − 9 %
- de réouverture avant une nouvelle fermeture
- 1 jour
- du pétrole et du GNL mondial passent par Ormuz
- 20 %
Le feuilleton du détroit d'Ormuz a connu un nouveau rebondissement. Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères a annoncé sa réouverture temporaire. Dès samedi, le passage était à nouveau fermé.
Le détroit reste bloqué en attendant les résultats des discussions et un terrain d'entente entre les États-Unis et l'Iran.
Des marchés au rythme des annonces
Ces revirements se répercutent immédiatement sur les marchés. Le baril de pétrole a chuté de plus de 9 % en une seule séance vendredi, à l'annonce de la réouverture, avant que la nouvelle fermeture ne relance l'incertitude.
Ce type de mouvement est caractéristique des périodes de crise géopolitique : les prix réagissent à chaque déclaration, dans un sens puis dans l'autre, sans que la situation de fond ait réellement changé.
Un enjeu mondial
Environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent par ce passage. Sa fermeture depuis fin février a déclenché un choc pétrolier mondial, avec un baril au-dessus de 115 $.
Ce que ça change pour un investisseur
Ne pas réagir à chaque annonce : en période de crise, les prix font des allers-retours violents. Acheter ou vendre au rythme des déclarations revient souvent à arriver trop tard. Voir notre article Parier sur le trading, ou investir patiemment ?
La diversification amortit ces chocs : un portefeuille réparti entre plusieurs classes d'actifs et zones géographiques encaisse mieux une crise localisée.
La suite
La crise trouvera son issue deux mois plus tard, avec la signature de l'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis et la réouverture du détroit.
Cette actualité est partagée à titre d'information et ne constitue pas un conseil en investissement.


