L'essentiel
- le baril de Brent, contre 72 $ avant la guerre
- ≈ 100 $
- le cessez-le-feu proposé par l'Iran, rejeté par Trump
- 7 jours
- la fin de l'accord de Versailles
- 7 juillet
En juin, l'accord signé à Versailles entre Washington et Téhéran devait rouvrir le détroit d'Ormuz. Fin septembre, il n'en reste rien : le détroit est de nouveau quasi fermé au commerce et le pétrole frôle de nouveau les 100 dollars.
Ce que prévoyait l'accord
Signé le 17 juin avec la médiation du Pakistan, ce protocole d'accord en 14 points ouvrait une période de 60 jours pour négocier une paix durable. Les États-Unis s'engageaient à lever leur blocus naval et les sanctions sur le pétrole iranien, l'Iran à déminer le détroit, à y laisser passer les navires gratuitement et à renoncer à l'arme nucléaire.
Comment il a volé en éclats
- 25 juin : un navire de commerce est touché par un projectile près des côtes d'Oman. L'Iran ne revendique pas l'attaque, mais ne la dément pas.
- 27 juin : l'armée américaine frappe des sites côtiers iraniens, l'Iran riposte contre des bases américaines de la région.
- 7 juillet : Donald Trump déclare l'accord « terminé », l'Iran suspend ses engagements.
Au cœur du blocage : un texte trop vague, que chaque camp interprétait à sa façon. La route des navires dans le détroit en est le meilleur exemple : Oman défendait un passage près de ses côtes, l'Iran un tracé près des siennes.
Où en est-on aujourd'hui ?
Selon les données de suivi maritime, il ne passe plus qu'une poignée de navires par jour, loin des 85 habituels. Washington conteste cette fermeture, mais les attaques continuent : le 28 septembre, un navire a encore été touché par un projectile dans le détroit. Les grands armateurs (Maersk, MSC, CMA CGM) contournent l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance.
Côté diplomatie, les échanges passent par des médiateurs (Qatar, Pakistan, Oman). En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, puis dans les jours suivants, l'Iran a proposé un cessez-le-feu de sept jours et une réouverture progressive du détroit, en échange de la levée du blocus. Donald Trump l'a rejeté : Washington exige des avancées sur le nucléaire avant tout accord.
Ce que ça change pour un investisseur
Une annonce n'est pas un accord appliqué : en juin, les marchés avaient salué la paix et le Brent était retombé sous 100 $. Mieux vaut ne pas bâtir sa stratégie sur un titre de presse.
L'inflation reste sous pression : un pétrole durablement cher se répercute sur les prix, ce qui complique la tâche des banques centrales et pèse sur les taux d'intérêt.
L'or garde son rôle de refuge dans ce contexte, comme lors de son record de janvier. La diversification reste la meilleure protection face à un choc que personne ne sait dater.
Ce qu'il faudra surveiller
- Une réponse américaine à la proposition iranienne, et l'avancée des médiations.
- Le trafic réel dans le détroit, au-delà des déclarations des deux camps.
- Le prix du Brent et son effet sur l'inflation. Pour le contexte, voir le premier choc pétrolier d'avril.
Cette actualité est partagée à titre d'information et ne constitue pas un conseil en investissement.


